La salle des machines

Neuf machines : la vis aérienne, des portes d’écluse, une vis d’Archimède, un laminoir, une machine à percer, un roulement à billes, un volant d’inertie, une chambre noire et une arme à trois rangées de canons.
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Léonard de Vinci a dessiné des machines pour voler, pour élever l’eau, pour mesurer et pour la guerre. Pour la plupart, aucun document connu ne dit qu’il les a construites. Certaines n’étaient pas son idée. Quinze se trouvent dans ce musée, reconstruites en code.

Entrée libre, sans compte.
La porte ouvre l’aile Léonard à son début. Le plan de l’aile vous mène à la salle des machines.
Museum of Ages est un musée numérique. Sa première aile est celle de Léonard de Vinci, et ses machines se trouvent à trois endroits. Le plan de l’aile range chaque machine sous l’endroit où elle se trouve. Choisissez un nom sur ce plan, et vous voyez cette machine de près.

Neuf machines : la vis aérienne, des portes d’écluse, une vis d’Archimède, un laminoir, une machine à percer, un roulement à billes, un volant d’inertie, une chambre noire et une arme à trois rangées de canons.

Trois machines : le parachute, la grue à plate-forme annulaire et l’anémomètre. Le parachute est dehors, car il est plus haut que le toit de la salle.

Trois dans sa grande salle : un inclinomètre et un compas de réduction sur la table, et le lion automate contre le mur.

Ici, vous feuilletez plus de 200 pages de ses carnets, classées en dix-sept thèmes, dont « Le vol » et « Les machines ». Chaque page indique son carnet et son feuillet. Vous pouvez la lire dans son écriture, dans un miroir et en transcription. Au repos, un fac-similé du Manuscrit B, imprimé en 1883, est ouvert. La feuille de la vis aérienne, le folio 83 verso, se trouve dans ce fac-similé.
Quatorze des quinze machines reprennent une de ses feuilles. Le lion repose sur d’anciens récits, car aucun dessin de lui n’est conservé. L’étiquette de chaque machine la signale comme une reconstitution.
Léonard voulait faire voler l’homme. Aucun document connu ne dit qu’il a volé lui-même. Le musée a reconstruit ici deux de ses études sur le vol, et un instrument que Léonard destinait à un homme en vol.
Dans le musée: Salle des machines

Une voile de lin en spirale sur un mât, souvent appelée son hélicoptère. Selon sa note, une vis bien faite, en lin enduit d’amidon et tournée vite, s’élève dans l’air.
Dans le musée: La cour

Une tente de toile de lin enduite, de douze braccia de large et douze de haut, soit environ sept mètres dans chaque sens. Il a écrit qu’avec elle, un homme peut se jeter d’une grande hauteur sans se blesser. C’est son affirmation, pas un résultat vérifié.
Dans le musée: La maison, sur la table

Un poids suspendu au-dessus d’un cercle, à l’abri du vent. Il devait montrer à un homme en vol s’il avance à l’horizontale ou penché.
Il a aussi dessiné des machines pour l’eau. Les écluses de canal et la vis d’Archimède étaient déjà utilisées avant sa naissance. Les ouvrages de référence lui attribuent souvent une pièce : la porte d’écluse à deux battants qui se rejoignent en angle.
Dans le musée: Salle des machines

Les deux battants d’une écluse, qui se rejoignent en angle. L’eau, plus haute d’un côté, les tient fermés. Une petite porte dans chaque battant laisse d’abord passer l’eau, et un bateau peut alors passer d’un niveau à l’autre.
Dans le musée: Salle des machines

Un tube enroulé autour d’un axe. À chaque tour de manivelle, l’eau monte dans le tube jusqu’à un canal plus haut ou une citerne.
Ces cinq machines soulèvent, laminent, percent et tournent. Pour aucune d’elles, une construction de son vivant n’est attestée.
Dans le musée: La cour

Une grue à un seul bras. Une manivelle enroule la corde sur un tambour, et le bras fait pivoter la charge jusqu’à l’endroit voulu.
Dans le musée: Salle des machines

Deux rouleaux qui pressent l’étain pour le rendre plus mince et plus régulier. Une manivelle entraîne le rouleau du haut, et le rouleau du bas se déplace pour changer l’écart.
Dans le musée: Salle des machines

Une machine à percer sans moteur, actionnée par une personne. Une corde est enroulée autour de l’axe : une pression du pied le fait tourner dans un sens, un arc tendu le ramène dans l’autre. La feuille ne dit rien du perçage. Un musée de Vinci lit le dessin ainsi, et notre maquette suit cette lecture.
Dans le musée: Salle des machines

Huit billes de bois entre deux plateaux. Ainsi, une lourde charge roule en tournant et frotte moins. De petites roues sur pivots empêchent chaque bille de toucher la suivante.
Dans le musée: Salle des machines

Une roue lourde qui garde le mouvement et le rend quand l’entraînement faiblit. La feuille compare des poids qui tournent et demande quelle disposition marche le mieux.
Trois instruments plus petits. L’un mesure le vent, un autre change la taille d’un dessin, le dernier montre ce que fait la lumière quand elle entre dans une pièce sombre.
Dans le musée: La cour

Le vent écarte de la verticale une plaque montée sur une charnière. Plus elle monte le long de son échelle courbe, plus le vent est fort. Sa note veut davantage : mesurer la distance parcourue en une heure avec un vent donné, et pour cela elle demande une horloge. La plaque seule ne montre que la force du vent.
Dans le musée: La maison, sur la table

Deux branches pointues qui se croisent sur un pivot. Le compas reporte une longueur selon une proportion choisie. C’est ainsi qu’un dessin devient plus grand ou plus petit.
Dans le musée: Salle des machines

Une pièce sombre avec un seul petit trou. Les rayons de lumière se croisent dans le trou et projettent l’image à l’envers sur le papier. Il étudiait ainsi comment l’œil voit.
Une seule machine de guerre se trouve dans la salle, comme objet d’exposition : elle ne peut pas tirer.
Dans le musée: Salle des machines

Trente-trois canons en trois rangées sur un même bâti. Selon sa note, onze tirent à la fois. Quand le bâti tourne, la rangée suivante passe en haut.
Dans le musée: La maison, contre le mur de la grande salle

Le lion est la seule machine ici sans feuille. Vasari a écrit en 1568 que le roi de France était venu à Milan, et que Léonard, prié de faire quelque chose d’étrange, avait fabriqué un lion. Ce lion, écrit-il, a fait plusieurs pas, puis a ouvert sa poitrine, pleine de lys.
Le musée n’a construit aucune de ces machines. La plupart font partie de vingt-sept autres études de Léonard, qui donnent trop peu d’éléments pour construire. Quelques feuilles de ces études figurent parmi les pages de la table de lecture.
Il est difficile de citer une machine qui soit à coup sûr son idée et à coup sûr construite. Il en a dessiné beaucoup, mais pour presque toutes, nos recherches n’ont trouvé aucun document disant qu’il en a construit une. Plusieurs existaient avant lui : les écluses de canal, la vis d’Archimède, une plaque à vent décrite par Alberti en 1450. Les ouvrages de référence lui attribuent souvent la porte d’écluse à deux battants en angle. Ses feuilles montrent sa réflexion sur un problème : une vis aérienne en lin amidonné, un parachute avec ses mesures, un roulement à huit billes de bois.
Il a dessiné une vis aérienne, une voile en spirale sur un mât, et a écrit qu’elle s’élèverait en tournant vite. La feuille n’indique aucun entraînement pour la grande vis. Pour une petite maquette en papier, elle donne un ressort : une lame de fer tordue. Aucun document connu ne dit qu’elle a été construite de son vivant. Nous estimons qu’une machine de 400 kilogrammes aurait besoin d’au moins dix-neuf kilowatts pour décoller. L’appeler hélicoptère, c’est dire plus que la feuille.
Aucun document connu ne dit qu’il a volé lui-même. Ses études d’ailes battantes ne donnent aucun plan complet pour construire. Dans son carnet sur le vol des oiseaux, il annonce un vol, écrit au futur. Ce n’est pas le récit d’un vol.
Il a dessiné un chariot blindé : un chariot couvert, que des personnes font avancer en tournant des manivelles à l’intérieur. Selon le British Museum, qui conserve le dessin, il n’a pas été construit. Appeler ce dessin un char d’assaut ne montre pas qu’il a inventé le char moderne.
Oui, plus d’un. Deux feuilles du Codex Atlanticus, datées de 1485 à 1487 environ, montrent un pont de bois provisoire pour une armée. Un musée de Vinci y voit des troncs qui se tiennent entre eux sans corde. Un croquis du Manuscrit L montre un pont de Péra à Constantinople, au-dessus de la Corne d’Or. Il n’a pas été construit. En 2001, une passerelle pour piétons d’après ce croquis a été inaugurée en Norvège.
Les originaux sont conservés dans quelques bibliothèques et collections, et aucun dans ce musée. Le Codex Atlanticus, avec ses 1 119 feuillets, est à la Veneranda Biblioteca Ambrosiana, à Milan. Douze carnets sont à la Bibliothèque de l’Institut de France, à Paris, deux à la Biblioteca Nacional de España, à Madrid, et cinq, reliés en trois volumes, au Victoria and Albert Museum, à Londres. Environ 550 feuillets sont dans la Royal Collection, à Windsor. Le Codex Arundel est à la British Library, à Londres, le Codex sur le vol des oiseaux à la Biblioteca Reale, à Turin. Un carnet appartient à un particulier. À la table de lecture de ce musée, vous feuilletez des pages photographiées, et chacune indique le carnet d’où elle vient.
Les faits de cette page viennent des recherches faites pour l’aile Léonard du musée. Nous les avons comparés aux catalogues des institutions qui conservent les originaux et aux éditions numériques des carnets, quand nous avons pu les lire. Dans le musée, chaque machine vue de près a sa fiche : la feuille, ce que la feuille ne dit pas, le calcul et les sources.
Pour le lion : Vasari, Le vite, dans l’édition de 1568, et des récits plus tardifs.
Pour les machines dessinées que nous n’avons pas construites : le British Museum et la British Library, à Londres, la Biblioteca Reale, à Turin, et les deux bibliothèques nommées plus haut pour le Codex Atlanticus et pour les Manuscrits B et L.
Les dates des feuilles du Codex Atlanticus suivent le catalogue de référence du codex, tel que l’imprime l’édition du Museo Galileo. Les dates des carnets de Paris et du Codex Forster I sont celles des institutions qui les conservent.
Le musée nomme ces institutions parce qu’elles conservent les originaux. Il est indépendant de toutes.
Les images de cette page sont tirées du film du musée : des pièces et des machines construites en code. Le livre de la table de lecture est un fac-similé imprimé du Manuscrit B, de 1883, du domaine public par ancienneté.
Si une date, un folio ou un lieu de conservation est faux, écrivez-nous et nous le corrigerons. Voir les mentions légales
La porte ouvre l’aile Léonard à son début. La salle des tableaux vient d’abord, la salle des machines plus loin dans le parcours.
Entrée libre, sans compte.